Meurthe-&-Moselle : La Toq’ de Bertrand Heckmann

Respectueux des classiques de la cuisine française, Bertrand Heckmann se livre essentiellement à travers les plats qu’il crée. Sans façon, avec sincérité, il offre aux gourmands nancéiens de jolis moments de plaisir dans son restaurant La Toq’.

Du plaisir à La Toq’

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Crédit Maxime H.

La carrière de Bertrand Heckmann est née sous de bonnes étoiles : celle d’une famille de gourmands mais aussi celles des établissements qui l’ont formé. À la tête de La Toq’ à Nancy, il compose une cuisine épurée mais non sans saveurs.

Pudique, Bertrand Heckmann ne se dévoile pas facilement. Pour le connaître mieux, il faut sans aucun doute se pencher sur une des assiettes de son restaurant La Toq’, situé en plein cœur de la vieille ville nancéienne. Tournedos de bœuf lorrain arrosé d’un jus aux truffes de Meuse ou sandre rôtie au beurre accompagnée de cresson et de grenouilles, chaque ingrédient est cuisiné avec simplicité, dans le respect de son caractère. « Je ne suis pas fan des émulsions, de l’azote à la mode cuisine scientifique. Comme beaucoup de chefs, je donne de l’importance aux bons produits. J’ai par exemple arrêté de cuisiner des escargots pendant dix ans car je ne trouvais pas un bon producteur régional. Aujourd’hui ils sont de retour sur la carte », insiste-t-il. Et ces délicieux et baveux gastéropodes, le cuisinier les a trouvés en Meuse grâce à Philippe et Marina Terlin au Château de Tusey.

Les vertus du changement

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Du « Lucas Carton » parisien d’Alain Senderens aux Crayères rémoises sous Gérard Boyer, Bertrand Heckmann a été formé à l’école « trois étoiles ». « Ça a renforcé mon sens de la rigueur… Même si je le possédais déjà : je suis Mosellan », souligne-t-il, plein de malice. Rigoureux donc, mais aussi aventureux, le chef modifie son menu toutes les semaines, de quoi surprendre sans cesse une clientèle fidèle à ces changements. Lorrain jusqu’au bout de la fourchette, il insiste pour intégrer à sa carte « une note régionale ». « Pourtant la cuisine lorraine n’est pas assez mise en avant. Elle est passée de mode et n’est plus forcément au goût des clients », regrette-t-il. Malgré tout il la distille par petites touches, suivant les saisons et les envies. La règle des trois saveurs le guide toujours dans ses choix, appuyée par une belle connaissance des classiques de la gastronomie française et le soutien de son équipe. Discret dans la vie, Bertrand Heckmann sait se faire remarquer grâce à sa cuisine.

Plus d’informations sur le site latoq.fr.

La tarte aux mirabelles de Lorraine par Bertrand Heckmann

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Comment évoquer la gastronomie lorraine sans parler de son fruit de prédilection. Le chef du restaurant La Toq’ s’est amusé à revisiter un classique des desserts régionaux : la tarte aux mirabelles. D’ordinaire couchées sur une pâte brisée ou feuilletée, ces dernières ont cette fois-ci pris un peu de hauteur dans cette composition aussi gourmande que sculpturale. Pour cette réinterprétation, Bertrand Heckmann marie le fruit doré et flambé à un feuilletage caramélisé et un appareil à base de mascarpone, d’alcool de mirabelles, de sucre et de zeste de citron vert. Aérienne, douce et très légèrement acidulée, cette tarte nouvelle génération pourrait bien mettre celle de nos grands-mères au placard.

Détail de la recette

  • Cuire une plaque de feuilletage et la caraméliser au four
  • Tailler des rectangles de 10 x 7 cm
  • Monter 125 g de mascarpone au batteur, 20 g de sucre glace, 20 g d’alcool de mirabelles et zeste de citron vert
  • Mettre cette appareil dans une poche à douille unie
  • Faire poêler vos mirabelles et les flamber à l’alcool
  • Disposer sur la plaque de feuilletage en intercalant l’appareil mascarpone

Cap sur les Terres de Jim

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Veaux, vaches, cochons… Nul besoin d’attendre le salon de l’Agriculture en février-mars à Paris pour voir ce qui, demain, sera dans notre assiette. Les Terres de Jim, une manifestation d’envergure nationale, pose ses moissonneuses en Moselle du 11 au 13 septembre prochains et propose de vous faire découvrir le monde agricole avec un œil neuf.

Les Finales Nationales de Labour font la tournée des régions françaises depuis soixante ans. Cette compétition sportive, née de pratiques agricoles ancestrales, a fait récemment peau neuve et changé de nom pour devenir « Les Terres de Jim ». Portée par le syndicat des Jeunes Agriculteurs, la deuxième édition de cet évènement s’installe en Moselle, sur la base aérienne 128 de Marly-Frescaty. Cette dernière a pendant longtemps été le terrain privilégié d’activités militaires et a accueilli jusqu’à 3 000 personnes. Fermée définitivement en 2012, elle rouvre ses portes pour la première fois au public avec les « Terres de Jim » et s’apprête à recevoir, cette fois-ci, les 100 000 promeneurs espérés par les organisateurs.

Qui est donc ce Jim ?

Crédit Jeunes Agriculteurs Bas-Rhin, Terres de Jim, DR

Crédit Jeunes Agriculteurs Bas-Rhin, Terres de Jim, DR

Mais la manifestation ne se limite pas à un simple concours dédié aux professionnels. Elle permet aux visiteurs de prendre contact et de mieux connaître les spécificités des cultures et élevages locaux, tout en s’amusant. C’est avec cette idée en tête que le syndicat des Jeunes Agriculteurs a décidé en 2014 de transformer les Finales Nationales de Labour en évènement grand public représenté par une nouvelle mascotte : Jim Bataille. Avec un nom digne d’un western « hachis Parmentier », version française du filon « spaghetti » cher à Sergio Leone, ce petit personnage blond comme les blés est là pour affirmer les valeurs propres à ce grand rassemblement : « un avenir meilleur […], réfléchi et construit avec le monde agricole ».

À vos marques, prêts, partez !

Crédit Jeunes Agriculteurs Bas-Rhin, Terres de Jim, DR

Crédit Jeunes Agriculteurs Bas-Rhin, Terres de Jim, DR

Du 11 au 13 septembre, toutes les régions françaises seront présentes sur les 150 hectares des 378 que compte Marly-Frescaty. Outre la Finale Nationale de Labour tant attendue, les spectateurs pourront aussi assister à différentes démonstrations et plusieurs concours. Présentation de tonte et de tri d’animaux, de races bovines, comme les Rouges des près, équines ou de chiens de troupeaux, concours interrégionaux de génisses Prim’Holstein et de vaches limousines, des tontes de moutons et tant d’autres temps forts feront le bonheur des amoureux des animaux. Les esprits sportifs se prendront au jeu du « moiss’batt’cross », course de moissonneuses-batteuses, ou même rejoindront la mêlée en participant à des activités diverses comme des jeux médiévaux, du tir à l’arc, du rugby ou de l’escalade. Les plus courageux iront se perdre dans un immense labyrinthe de maïs étendu sur 10 000 m2.

Cultiver la curiosité

Crédit Jeunes Agriculteurs Bas-Rhin, Terres de Jim, DR

Crédit Jeunes Agriculteurs Bas-Rhin, Terres de Jim, DR

Les « Terres de Jim » offrent non seulement un aperçu de l’agriculture d’hier et d’aujourd’hui mais elles permettent aussi de se projeter dans le futur. Avec un pôle dédié aux vieux métiers, les batteuses et lieuses d’antan se rappelleront aux souvenirs du public. Pour les scolaires, des ateliers ludiques et pédagogiques feront le tour des productions animales et végétales. Un marché du terroir, baptisé « les Halles de Jim », explorera les saveurs de la terre et de sa culture. Et l’avenir se matérialisera quant à lui dans des présentations d’agriculture de précision (comme l’utilisation de drones ou celle de coordonnées GPS). De la force des machines au savoir humain, l’évènement est là pour rappeler que le monde agricole est bien plus riche que ce qu’il peut paraître. Les Jeunes Agriculteurs s’efforcent en tout cas de dévoiler un autre pan de leur métier et cassent au passage quelques clichés. À eux de labourer leurs champs, à nous de cultiver notre curiosité !

Programme complet des « Terres de Jim » et informations pratiques sur le site http://www.lesterresdejim.com.

Égalité, écrire son nom

Affiche d'égalité, fraternité, agissez

Affiche d’égalité, fraternité, agissez

Depuis 2006, à l’initiative de Michel Dinet, le Conseil général de Meurthe-et-Moselle a fait de la lutte contre les discriminations son cheval de bataille. Du 3 au 10 octobre, la 9ème édition de « Égalité, fraternité, agissez » réveille les consciences et secoue les idées reçues.

La devise « Liberté, égalité, fraternité » est née des idées révolutionnaires et est accrochée sur le fronton de nos mairies depuis la IIIème République. Pourtant elle semble parfois s’effacer de nos esprits. Avec la semaine « Égalité, fraternité, agissez », le Conseil général de Meurthe-et-Moselle tente de raviver son sens premier et de rassembler le public autour de la lutte contre les discriminations. « En neuf ans, nous avons prouvé l’utilité de ce rendez-vous citoyen grâce aux 120 acteurs qui se mobilisent pour le faire fonctionner. C’est important de continuer ce combat contre l’exclusion. Nous sommes justement dans un contexte où nous voyons émerger des tendances opposées à nos valeurs », indique Anthony Caps, conseiller général et délégué à l’éducation populaire.

L’égalité homme-femme comme fil rouge

Associations, compagnies de théâtre, conteurs, établissements scolaires et même particuliers, tous participent à l’opération, chacun avec ses compétences et sa spécialité. Cette année, le droit de vote des femmes en France fête ses 70 ans. Dans ce cadre, le fil rouge de la manifestation se tisse avec les thèmes de l’égalité homme-femme et de l’engagement au féminin. L’association « Je, Tu, Il » va par exemple intervenir dans 56 collèges avec le programme « Cet autre que moi ». Des conférences permettront de se questionner sur le rôle des femmes pendant la guerre, sur le parcours des artistes féminines ou sur la définition sociale des sexes. Mais aucun type de discrimination n’est oublié. Les sujets du handicap, de l’homophobie et de l’immigration sont aussi abordés. L’objectif : sensibiliser, changer le regard, et renverser les frontières sociales ou ethniques, de genre ou d’âge…

Laisser son empreinte

« On est tous porteurs de stéréotypes et de préjugés sans le savoir. L’année dernière, nous avions organisé des cafés citoyens avec des témoignages de personnes immigrées. Les participants étaient parfois étonnés de constater que les raisons de l’immigration ne sont pas toujours liées à la misère. L’intérêt de ces rencontres est de démystifier certaines idées », raconte Anne-Marie Viaud, chargée de mission Égalité, lutte contre les discriminations. Le Conseil général met un point d’honneur à rendre ces rencontres collaboratives et participatives. Les différents acteurs de « Égalité, fraternité, agissez » modèlent la manifestation à leur image, en apportant tout au long de l’année de nouvelles idées. Ce qui naît de cette semaine de réflexions doit aussi pouvoir être conservé. C’est pourquoi, le Conseil général prépare un recueil sur « les différentes pistes suivies dans cette lutte contre les discriminations ». Pour Anthony Caps, ces dernières peuvent être facilement abattues : « plus on se côtoie, plus on se connaît, moins elles existent ». Il ne reste plus qu’à joindre le geste à la parole.

Tout le programme de « Égalité, fraternité, agissez » détaillé sur http://www.cg54.fr/.
Cet article est paru dans le Lorraine Magazine #34 : http://www.lorrainemag.com/.

Symphonie florale

Jardin Extraordinaire, saveurs d'Automne - Crédit Conseil Général

Jardin Extraordinaire, saveurs d’Automne – Crédit Conseil Général

Le dernier week-end de septembre, un vent fleuri souffle sur le Conseil général de Meurthe-et-Moselle avec la 9ème édition de « Jardin extraordinaire, saveurs d’automne ». Cette année, les plantes se mettent à chanter dans les jardins sonores dessinés par des communes du département. Promenade au creux de la nature, à fleur d’art et de terroir.

« S’il prenait vie, le Jardin extraordinaire serait le jardin de nos grands-mères avec une harmonie de couleurs et un mélange de plantes rustiques et plus délicates », rêve Sylviane Copelli, responsable de l’évènement. Depuis les semailles en 2006, la manifestation a bien poussé et attire aujourd’hui plus de 10 000 visiteurs en deux jours. Et comme un parterre de fleurs sauvages, il attire le regard par les formes hétéroclites qui le composent. Les « Saveurs d’automne » ont mêlé savamment horticulture, terroir et art dans un même terreau. Cent quarante exposants viennent de partout en France afin de partager leur passion pour une culture ou une saveur particulières. La Confrérie Saint-Fiacre viendra faire déguster des soupes de légumes et réchauffer l’atmosphère. L’association Bouquets d’ici, bouquets d’ailleurs offrira des ateliers et démonstrations de compositions florales.

Hommage

Pépiniéristes et horticulteurs, artisans d’art et producteurs de délices en tous genres seront présents et réinventeront leur jardin idéal. Les communes de Meurthe-et-Moselle mettent aussi la main dans la terre. Laxou, Champigneulles, Toul, Vandoeuvre, Villers-lès-Nancy proposeront des installations florales éphémères autour du thème du « jardin sonore ». Avec la disparition de Michel Dinet en mars dernier, les Saveurs d’automne se retrouvent orphelines et leurs organisateurs ont voulu lui rendre hommage avec ces décorations. « Cette fête tenait à cœur à M. Dinet et l’on se doit de la continuer et de faire toujours plus fort pour lui », explique Sylviane Copelli. Le site du Conseil général est d’ailleurs entièrement occupé. En intérieur comme en extérieur, le jardin prend racine et laisse le public étourdi de couleurs, de goûts et de parfums. Une symphonie de pétales et de feuilles.

Renseignements : http://www.cg54.fr/fr/departement-fleuri/jardin-extraordinaire.html.
Cet article est paru dans le Lorraine Magazine #34 : http://www.lorrainemag.com/.

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